jeudi 12 février 2009

Cinéma



"Le monde n'est qu'un écran et ce que vous voyez sur l'écran est projeté par de petits projecteurs. Ces projecteurs, c'est nous. Nous projetons sur l'écran le film qui se joue en nous-même. Si l'histoire de ce film est pleine de confusion, si cette histoire est pleine de désespoir, si elle est pleine de colère, si cette histoire ne contient que des questions, pas de réponses mais que des questions, alors c'est ce que nous voyons sur l'écran.
Quelle est la solution?
Certains disent: "nettoyons l'écran". Vous pouvez laver l'écran, le frotter, le polir. Au mieux vous montrerez plus clairement un mauvais film, mais cela ne changera pas l'histoire. Si vous voulez voir autre chose sur l'écran, ne changez pas l'écran, ne changez pas le projecteur, changez le film.
Mettez un film qui raconte une histoire pleine de joie, une histoire pleine de clarté, une histoire pleine de paix. Quand vous le ferez, les images sur l'écran changeront automatiquement."

gesticulations






"Ne tentez pas de changer le monde des apparences.
Revenez à vous."
"Votre monde et le mien sont des images extériorisées de notre conscience."

J. Goldsmith

jeudi 5 février 2009

I've got the blue



Le soleil: une énorme étoile au volume supérieur à un million de fois celui de la terre, qui dégage dans l'infinité de l'espace un puissant rayonnement dont le spectre lumineux ne constitue qu'une petite partie.

Je l'imagine doté d'une conscience humaine et se mettre à observer cet espace. 
J'imagine son regard attiré par une petite planète lointaine aux reflets bleutés- la terre- et s'émerveiller de sa lumière et de sa couleur.

Pourtant, ce confetti lumineux, planté là comme une punaise sur le tableau noir du ciel, n'émet aucune lumière. Ce que voit le soleil n'est rien d'autre qu'un pâle reflet de sa propre lumière, ridiculement faible en intensité et terne en couleur. Ce bleu est la seule couleur de son propre spectre qu'est capable de lui refléter la terre; elle en a absorbé toutes les autres.
Cette couleur et cette lumière sont parties du soleil.

Une évidence que ne manquera pas de relever le bon sens humain. Il est cependant curieux de constater à quel point ce bon sens semble, lui aussi, se perdre dans l'espace lorsque nous nous émerveillons des beautés de la vie en pensant que ce sont les objets que nous voyons qui en sont porteurs et émetteurs.

Il s'en suit une course à l'avoir, récurrente et illusoire, afin d'acquérir l'objet de beauté, l'objet d'amour, l'objet de satisfaction..., une course génératrice de compétitions et de conflits dont on sort souvent déconfit, l'avoir entraînant la crainte, la perte et la désillusion.

"Plus on regarde loin, moins on connaît...
Sans franchir le seuil, connaître l'univers."
Lao Tseu

vendredi 23 janvier 2009

Reconnaître


"Ne vous est-il jamais arrivé de vous lever pour assister à un lever de soleil?
N'êtes-vous pas émerveillé par la beauté d'une fleur?
N'êtes-vous pas saisi d'admiration devant l'éclat de la lune?

Voyez-vous, toutes ces choses indiquent la beauté en vous qui attend de briller.
Vous reconnaissez la beauté parce qu'elle vous est familière."
Prem Rawat

Chaque jour


"
Chaque jour, il y aura un coucher de soleil 
et chaque jour il y aura un lever de soleil.

Il y a ceux qui admireront les couleurs.
Et il y a ceux qui admireront autre chose,
parce qu'il verront un peu plus loin que le soleil,
ils verront un peu plus loin que les couleurs... 
Ils se verront eux-mêmes"
Prem Rawat

jeudi 22 janvier 2009

"La beauté dans la nature n'est pas la beauté ultime. Elle est le héraut de la beauté intérieure et éternelle, et n'est pas à elle seule un bien solide et satisfaisant "
Ralph Waldo Emerson (1)

Debout sur la lèvre de la falaise démaquillée par l'érosion, j'admire sa courbe fuyante, enveloppant maternellement la combe qui s'étale sous mes pieds. Le vide me donne le frisson et, en même temps, voir les choses d'en haut fait résonner en moi l'agréable sensation d'une expansion de conscience et d'une perspective plus globale des choses de la vie. 
Voir large, voir loin, semble être une aspiration de l'âme humaine.

"A travers la tranquillité du paysage et spécialement sur la ligne lointaine de l'horizon, l'homme contemple quelque chose d'aussi magnifique que sa propre nature" (1)

Après quelques instants à me laisser emplir par ces perceptions, il me faut continuer mon chemin et envisager de redescendre. Mon regard se porte sur le sol, à quelques mètres devant moi, pour assurer mes pas. Et ce qui me surprend, ce ne sont pas l'herbe rase et la caillasse qui se trouvent là, mais le fait que le charme que je ressentais précédemment est immédiatement rompu. Il m'a suffi de tourner la tête pour que la sensation de beauté s'efface.
Mon regard se tourne de nouveau vers les falaises. Tout est là, comme avant, et l'admiration revient. Je ferme les yeux et les impressions s'évanouissent à nouveau en même temps que le paysage. Lui est là, évidemment, il n'a pas bougé. Mais je réalise que ce qui en fait sa beauté, c'est la conscience que j'en ai à ce moment précis. Que mon regard se détourne, plus rien. Que mes paupières s'ouvrent les sensations resurgissent.

" J'aime à penser que la lune est là même si je ne la regarde pas"
Albert Einstein

Ces questions me viennent alors: en lui-même, le paysage est-il beau? A quoi peut bien rimer la notion de beauté sans la présence et l'appréciation d'un observateur?
Oui, la beauté est intimement liée à la personne qui la ressent, comme si elle lui appartenait; les éléments extérieurs lui servent de support, afin qu'il puisse voir s'y refléter ce que lui-même projette.
Ainsi, la fleur, la montagne, la mer, la plage bordée de cocotiers ne sont peut-être "que" quelques fragments d'un miroir sphérique dont le centre est la conscience de celui qui se cherche, là où il porte son regard.

Commencement, comme en ce moment...

La photo m'a tiré quelques vers du nez,
Ces vers, je les lève à votre santé!...


Emerger des brumes de l'inconscience,
S'éveiller aux lumières de la connaissance,
Puis se laisser porter par le vent;
Se laisser glisser sur la rivière du temps
Dans la barque immuable du présent,
Reliés par le souffle, à l'instant.

Admirer le soleil levant,
Jouer avec le soleil, le vent,
Contempler dans l'étoile qui scintille
La joie simple du coeur qui brille;
Reconnaître dans les yeux de l'enfant
Sa divinité, tout simplement.

Se souvenir de notre futur
Et n'y trouver rien de sûr,
Si ce n'est notre mortalité;
Encore et encore s'y projeter
Pour y voir seulement se refermer
Notre passé décomposé.

Alors, se surprendre à chercher
Une intemporelle Vérité.
Elle nous semblait très bien cachée;
Pourtant, se sentir émerveillés
Par d'incomparables lueurs
Emergeant de nos profondeurs.

Puis se détourner de l'ailleurs.
D'ailleurs, il n'y a pas d'ailleurs;
Il n'y a qu'un grand miroir
Dans lequel chacun peut se voir.
L'ailleurs est ici, dans le coeur
Et le voyage, intérieur.

Quand l'Etre aspire à la sérénité,
L'esprit s'égare dans la virtualité
Et les dédales de la multiplicité;
Alors, que cette nouvelle année
Voie pour vous se manifester
Votre rêve inné de l'unique Réalité.